Mayor (A.). 2005. Traditions céramiques et histoire du peuplement dans la Boucle du Niger (Mali) au temps des empires précoloniaux. Genève : Université de Genève (thèse de la Faculté des sciences n° 3686). 2 vol.
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DOCUMENTS ET TEXTES DIVERS INEDITS

Pour s'orienter à propos de récentes parutions

Notes de lecture

 

Travaux non encore publiés :

1. Potières du Sahel : à la découverte des traditions céramiques de la Boucle du Niger

Ouvrage en cours de réalisation faisant le bilan des recherches ethnoargéologiques dans la Boucle du Niger, Delta intérieur et Pays dogon.

En 1964, Germaine Dieterlen, éminente collaboratrice de l’ethnologue Marcel Griaule, nous déléguait au Mali pour assurer, dans ces premières années à la fois difficiles et exaltantes de l’Indépendance de ce pays, une présence scientifique « française » au sein de ce qui avait été une antenne de l’IFAN de Dakar (Institut français d’Afrique noire, devenu depuis lors Institut fondamental d’Afrique noire), le petit musée de l’arboretum de Bamako. Jeune chercheur, nous nous trouvions pour la première fois immergé seul dans un pays totalement inconnu que nous mettrons plusieurs années à apprivoiser. Les marchés de Bamako, comme c’est le cas encore aujourd’hui, accueillaient des potières, issues notamment de l’atelier bambara de Kalabougou près de Ségou. Elles venaient vendre leur production dans la capitale. Les étalages étaient spectaculaires et le passionné d’ethnologie que nous étions s’était dit alors qu’il y avait là une formidable opportunité d’étude et que le sujet permettrait sans doute de mieux comprendre la signification des collections de céramiques archéologiques dont nous venions de découvrir la richesse, tant à l’IFAN de Dakar qu’au musée de Bamako.
Il aura fallu attendre près de 25 ans, et deux courtes expériences préliminaires dans l’étude de céramiques traditionnelles, en 1965, en compagnie de l’ethnologue Claude Meillassoux dans les villages soninké de Mourdiah et Goumbou, puis en 1976 en compagnie de Claudine Sauvain-Dugerdil au Sarnyéré dogon, pour que cette opportunité, trop rapidement entrevue,  prenne réellement corps.

On peut consulter ici les conclusions de cet ouvrage où nous précisons les options théoriques et pratiques qui ont présidé à ces recherches .

QUELQUES REPERES GEOGRAPHIQUES

BoucleNiger

On trouvera une applcation des modèles actualistes développés dans cette monographie dans :

Mayor (A.). 2005. Traditions céramiques et histoire du peuplement dans la Boucle du Niger (Mali) au temps des empires précoloniaux. Genève : Université de Genève (thèse de la Faculté des sciences n° 3686). 2 vol.

qui sera prochainement publié dans la sous-série monographique du Journal of African Archaeology consacrée à la publication des résultats du programme de recherche « Peuplement humain et évolution paléoclimatique en Afrique de l’Ouest ».

Préface de la monogaphie d'Anne Mayor à laquelle vous avez échappé.

2. XIIe colloque international sur les Alpes dans l’Antiquité
Yenne (Savoie, France) : 2-4 octobre 2009
Les manifestations du pouvoir dans les Alpes, de la préhistoire au Moyen-Age

Une approche anthropologique de la notion de bien de prestige

La notion de bien de prestige est couramment utilisée par les archéologues pour désigner des objets qui présentent souvent un fort investissement technique et pour lesquels on suggère une fonction sociale dépassant le stricte cadre technique et économique. Curieusement ce concept trouve peu d’écho dans la littérature ethnologique et anthropologique et l’on chercherait en vain une définition de ce concept. Cette communication propose un modèle intégrant les divers domaines de la société au sein desquels cette notion est opératoire en se limitant aux sociétés du monde II de Testart (2005) regroupant les sociétés à richesse ostentatoire, les sociétés semi-étatiques (société lignagères et démocraties primitives) et les société royales.

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Figure. Un schéma articulant les sphères de fonctionnement des biens de prestige en tant qu’artefacts à valeur de signe. Le schéma oppose un domaine où les biens dits de prestiges sont conservés et peuvent faire l’objet de stockage et de thésaurisation d’un secteur où s’exerce divers types de transactions. Les biens de prestige relèvent pour la plupart des deux domaines ; ils concernent des biens meubles, du bétail ou des esclaves. Certains biens comme les trophées de guerre (têtes coupées, etc.) ou les regalia (insignes de pouvoir) relèvent par contre plus particulièrement du domaine central et ne font qu’exceptionnellement l’objet de transactions.

Fichier pdf de la communication présentée le 2 octobre

3. Une ethnoarchéologie théorique : un livre en voie d'édition aux éditions Errance

Bréonaz, août 2009. Nous n’avons plus le temps ni les moyens institutionnels pour mener notre tâche à bien. Au fil de notre carrière nous avons voulu concilier le terrain et la réflexion théorique. Les deux aspects de la recherche nous paraissaient indissociables. Sur le terrain, au Mali, avec Eric Huysecom à qui l’on doit le succès de ces difficiles missions, nous avons conduit de longues recherches sur la poterie traditionnelle de la boucle du Niger et du Pays dogon. Quelques travaux ont été publiés mais de multiples données recueillies restent aujourd’hui inexploitées. Quelques pistes ont été ouvertes. Notre quête a donc quelque chose d’inachevé mais toute poursuite d’un objectif quelque peu ambitieux est destinée à se trouver dans cette situation inconfortable du fait des alea de la vie.

 

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Figure. Position des trois pôles des sciences humaines par rapport à l’opposition entre science et histoire. Ce schéma permet d'intégrer les diverses modalités de l'interpréttion proposées en ethnologie, sociologie et en histoire avec par exemple Durkheim pour le pôle naturaliste, Lévi-Strauss pour le pôle symbolique, Leroi-Gourhan et Malinowski pour le pôle intentionnaliste-fonctionnaliste.

Ce livre n’est pas destiné à poursuivre ces objectifs thématiques enracinés dans la vie quotidienne de l’Afrique mais il donne pour la première fois une vue d’ensemble de la problématique théorique que nous avons pu construire pas à pas, grâce à ce travail de terrain, à de nombreuses lectures et nombre de contacts fructueux avec certains de nos collègues, nous pensons notamment à Jean-Claude Gardin dont le titre de notre essai paraphrase l’un de ses livres.

Cette synthèse fournit les moyens conceptuels qui pourraient permettre de poursuivre le jeu… si cela tente quelqu’un. Il était essentiel, par ce regard rétrospectif, de nous assurer de la cohérence de notre réflexion. Peut-être sera-t-elle utile à ceux qui réfléchissent sur les sciences de l’homme. Malgré la difficulté du texte, ce dont nous sommes conscient, ce livre tente donc de présenter la genèse et les fondements théoriques qui guident depuis plusieurs années les enquêtes que nous poursuivons sur les relations entre peuplements humains et traditions céramiques. Il reprend, en les intégrant dans une ligne générale, les contenus modifiés de plusieurs articles dispersés et parfois peu accessibles en les actualisant et certains aspects de nos cours d'ethnoarchéologie données à Genève, Neuchâtel et Paris.

 

4. Anthropologie, ethnohistoire, ethnoarchéologie et archéologie du fer : quelle place accorder au discours des acteurs ?

Communication au colloque "Métallurgie du fer et sociétés africaines", Aix-en-Provence 23 et 24 avril 2010

L’histoire de la métallurgie du fer en Afrique est typiquement un sujet qui implique des disciplines très diverses, physico-chimie de la métallurgie, anthropologie sociale et culturelle, ethnohistoire, ethnoarchéologie, archéologie expérimentale et archéologie. Cette hétérogénéité des paradigmes disciplinaires pose un problème essentiel, celui de l’intégration des données dans une formulation d’ensemble cohérente répondant aux objectifs posés. Cette question est à la fois théorique et pratique. Cette communication aborde les conditions épistémologiques et théoriques nécessaires au succès d’une telle approche et la place que le discours des acteurs tient dans cette confrontation.

Au delà des paradigmes disciplinaires se dessinent trois niveaux d’intégration supérieurs posant chacun des problèmes épistémologiques communs.

Niveau 1. Particularités propres aux sciences humaines par opposition aux sciences de la nature
On peut montrer que les sciences de l’Homme partagent entre elles un certain nombre de particularités qui les distinguent des sciences de la Nature notamment au niveau de la place qu’occupe le discours des acteurs dans ces disciplines.

Niveau 2 : Nature de l’explication
Toutes les disciplines d’observation analysant des phénomènes complexes se déroulant dans le temps se situent toujours au sein d’une opposition entre des processus récurrents généraux, sinon toujours universels, appelés ici mécanismes et des phénomènes diachroniques irréversibles relevant de l’histoire, appelés ici scénarios.

Niveau 3 : nature des langages de la description et de l’explication
Cette confrontation est absolument nécessaire pour aborder, au plus haut niveau, la nature des langages utilisés dans nos constructions scientifiques et de préciser la place du discours des acteurs (scientiques extérieurs et/ou partenaires locaux) dans la construction d’un savoir de ce type. On distinguera donc ici langage naturel (LN) et langage scientifique (LS) en laissant de côté la question des langages documentaires. La langue naturelle (LN) concerne aussi bien les discours du sujet d’une étude que notre propre pratique discursive du langage. La langue scientifique (LS) est le langage élaboré dans le cadre de la compréhension en profondeur des phénomènes (humains et/ou naturels) dont la forme la plus aboutie est celle du logicisme. L’utilisation d’un LS permet d’étudier la réalité sans se référer aux intentions actionnelles des agents comme la linguistique saussurienne l’avait établi au niveau de l’étude de la langue en opposant langue et parole.

On montre que le discours « naturel » des acteurs ne peut répondre sous sa forme brute aux visées d’une démarche scientifique car :

1. il ne répond pas aux mêmes objectifs,
2. il ne se conforme pas toujours aux exigences du cycle prédiction-validation,
3. ses catégories mentales ne sont pas, selon Edelman, des catégories classiques au sens logique du terme.

Ces questions théoriques sont illustrées à travers deux questions pratiques auxquelles nous ne donnons pas le même type de réponse :

1. Quelle place accorder dans nos constructions scientifiques aux classifications indigènes des artéfacts relevant de la production technique (outils, poteries, etc.) ?
2. Quelle place accorder aux catégories identitaires revendiquées (lignages, castes, « ethnies », etc.) ?

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Figure : Relations entre discours des acteurs et discours « savants » de l’observateur.

Fichier pdf de la communication présentée le 23 avril, version française.
Fichier pdf de la communication présentée le 23 avril, version anglaise.

5. La station magdalénienne de Veyrier à Etrembières (Haute Savoie) et la découverte de l’art paléolithique

Une préface dédiée à Adrien Jayet et un encadré pour un livre consacré au Paléolithique supérieur de Haute Savoie

La découverte de l’art du Paléolithique supérieur au cours du 19ème siècle a été une longue aventure dans laquelle il est possible de déceler plusieurs étapes : découverte d’objets décorés en os ou en bois de renne tout d’abord, identification des gravures et reconnaissance du caractère ancien des représentations, le plus souvent animales, présentes sur certains d’entre eux ensuite, enfin premières réflexions sur la signification des représentations, stimulées par la découverte, plus tardive, de l’art rupestre des cavernes et la reconnaissance de son authenticité. L'histoire de la découverte et de l'identification des gravures ornant les bâtons à trou de Veyrier illustre parfaitement ce processus complexe.

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Figure. Bâton à trou de Veyrier et crayonné du bouquetin par l'Abbé Breuil (Musée d'art et d'histoire, Genève)

6. Les fondements théoriques de l'ethnoarcchéologie vus à travers une pratique africaine

Communication à la " 5ème conférence de l'Association italienne d'ethnoarchéologie", Rome, 13-14 mai 2010

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Une théorie de l'ethnoarchéologie doit tenir compte de trois faits fondamentaux :
1. La reconnaissanc de la question posée par la volonté des acteurs dans toutes les sciences humaines.
2. La reconnaissance du caractère polyvalent des explications dans les sciences impliquant une perspective historique.
3. La reconnaissance de la nécessité de construire des langages scientifiques (LS) distincts des langages (LN) développés par les acteurs.

Fichier pdf de la communication présentée le 13 mai, version française.
Fichier pdf de la communication présentée le 13 mai
, version anglaise (en préparation).
Fichier pdf de la communication présentée le 13 mai , version italienne.

7. Autour du Petit-Chasseur : l'archéologie valaisanne au fil du temps

Nous fêterons en 2011 le 50ème anniversaire de la découverte du Petit-Chasseur. Nous prévoyons à cette occasion, entre autres évènements, une exposition au Musée d'Histoire du Valais sur l'évolution des problèmatiques archéologiques. A cette occasion, un catalogue sera édité sous la direction d'Alain Gallay et Philippe Curdy aux éditions Errance. Nous passerons en revue l’évolution des problématiques et des méthodes archéologiques qui ont largement contribué à enrichir notre connaissance du plus lointain passé de cette vallée alpine.

Nous distinguerons cinq périodes dans le développement des recherches.

1. La première est consacrée aux origines de la préhistoire valaisanne.
2. La seconde correspond à l’essentiel de l’activité du professeur M.-R. Sauter en Valais et couvre la période allant de 1942 à la découverte, en 1961, de la nécropole du Petit-Chasseur à Sion.
3. La troisième couvre les fouilles du Petit-Chasseur et la période consacrée à la publication de ce site, soit les années 1961 à 1983 et correspond à l’activité d’O.-J. Bocksberger, le premier responsable des fouilles de la nécropole, puis à nos propres recherches, une lourde responsabilité que nous assumerons à notre tour, suite au décès de notre collègue en 1971.
4. La quatrième va de 1983 à 1987. Elle correspond à un élargissement des problématiques de recherches à l’espace montagnard et à l’arrivée sur la scène valaisanne d’une nouvelle génération de chercheurs, issue notamment de l'Université de Genève.
5. La dernière enfin, de 1987 à 2010, est marquée par le prolongement d’études ciblées sur le Néolithique en Valais, notamment des fouilles programmées sur des sites néolithiques comme le Château de La Soie (programme dirigé par J.-L. Voruz et D. Baudais) et par des projets de prospections et de fouilles en altitude (extension des modèles de peuplement à l’ensemble de la préhistoire valaisanne). On notera surtout à cette époque le développement des fouilles de sauvetage liées aux grands travaux (Gamsen).

8. Pensée savante et pensée vulgaire en archéologie : une approche logiciste

Après l'étude de la cumulativité dans les sciences humaines ( Walliser, B. ed. 2009. La cumulativité du savoir en sciences sociales : en hommage à Jean-Michel Berthelot . Paris : ed. de l'EHESS), le Groupe Berthelot de réflexion sur l'épistémologie des sciences humaines a repris ses travaux avec un nouveau sujet : les relations entre pensée scientifique et pensée vulgaire. Une première séance a eu lieu à Paris le 19 mars 2010.

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Notre réflexion prend le terme de « pensées vulgaire » dans le sens très général de pensée non scientifique. Nous ouvrons ainsi l’éventail à l‘ensemble des pensées se situant en marge de l’épreuve des faits, de façon à couvrir un registre allant de la pensée vulgaire stricte, celle de la «foule», à la réflexion philosophique « savante » des paradigmes, en passant par ce que certains nomment la pensée spontanée, ordinaire, naïve, ou même la « troisième voie », ni science ni littérature, chère au Postmodernisme.

Notre démonstration s’articule en cinq points :

Points 1. Le constat d’une rupture épistémologique entre les constructions compilatoires et typologiques de d’archéologie et les « explications » qui relèvent le plus souvent de la pensée vulgaire.

Point 2. Le constat de la nécessité des références extérieures dans les explications.

Point 3. Le constat du caractère « vulgaire » des paradigmes dominant les explications.

Point 4. Des exemples d’intrusion de la pensée vulgaire dans les explications (réflexions de Kaeser sur le mythe lacustre, de Le Quellec sur l’interprétation de la Dame Blanche du Branderg par l’Abbé Breuil, de Demoule sur l’origine des Indo-européens et Stoczkowski sur les modèles de l’hominisation).

Point 5. Nature des sous-produits vulgaires de la pensées archéologique : vulgarisation, romans historiques (Le Soleil des morts) et impostures (des extraterrestres sur l’île de Pâques).

9. Alain Testart et le comparatisme ethnographique : une analyse logiciste

A paraître dans un numéro spécial de le revue Paléorient consacré à Jacques Cauvin

Dans la revue Paléorient paraissait récemment un étude, Des crânes et des vautours ou la guerre oubliée, mettant en cause l’interprétation « religieuse et funéraire » de plusieurs manifestations du plus vieux Néolithique du Proche-Orient, notamment celle des crânes isolés, habituellement considérés comme des crânes d’ancêtres, et celle de la riche iconographie de sites comme Çatal Höyuk (Testart 2008, repris dans Testart 2010).

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Selon Alain Testart, la guerre est omniprésente et constitue une dimension essentielle des plus anciennes sociétés néolithiques, souvent oubliée des archéologues. Pour mener à bien sa démonstration l’auteur fait appel à un nombre impressionnant d’exemples ethnographiques sensu lato pris dans les cultures les plus diverses.

L’approche, qui a soulevé des réactions parfois violentes, est suffisamment exceptionnelle pour qu’on prenne la mesure de l’événement et le temps d’approfondir la méthodologie développée, méthodologie qui pose une vraie question sur les moyens que nous utilisons pour interpréter les vestiges archéologiques.

Pour mener à bien cette tâche, nous avons procédé à une analyse logiciste de l’article avant de préciser la méthode utilisée par Alain Testart et de développer quelques pistes pour progresser dans ce difficile dossier.

Bibliographie

TESTART 2008. Des crânes et des vautours ou la guerre oubliée. Paléorient 34.1, 33-58, TESTART, A. 2010. La déesse et le grain : trois essais sur les religions néolithiques. Paris : Errance.